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Comment calculer son TJM de freelance : la méthode (et les erreurs à éviter)

La méthode complète pour calculer son TJM de freelance en 2026 : charges, jours travaillés, objectif de revenu, positionnement marché. Avec exemples chiffrés.

Fixer son TJM (taux journalier moyen) au doigt mouillé est l'une des erreurs les plus coûteuses du freelance. Trop bas, tu t'épuises pour un revenu net décevant. Trop haut sans justification, tu ne signes pas. Voici une méthode simple pour calculer un TJM qui tient debout.

Si tu cherches plutôt les fourchettes par métier (DevOps, Data, SAP, Java…), va voir notre grille TJM freelance 2026. Ici, on s'occupe de la méthode de calcul.

Étape 1 : pars de ton objectif de revenu net

Le TJM se calcule à l'envers, depuis ce que tu veux gagner. Définis ton revenu net annuel cible — par exemple 45 000 € net/an.

Remonte ensuite la chaîne :

  • Ajoute les charges sociales (en micro-entreprise BNC ~22 %, en EURL/SASU c'est différent et plus élevé).
  • Ajoute tes frais pro (matériel, logiciels, compta, assurance, formation).
  • Ajoute une marge pour l'impôt sur le revenu.

Tu obtiens ton chiffre d'affaires cible.

Étape 2 : compte tes vrais jours facturables

C'est ici que la majorité des freelances se trompent. Une année ne fait pas 220 jours facturables.

Sur 365 jours, retire :

  • Week-ends (~104 jours)
  • Congés (~25 jours)
  • Jours fériés (~8 jours)
  • Jours non facturés : prospection, admin, formation, intercontrat (compte 20 à 30 % du temps)

Résultat réaliste : entre 130 et 170 jours facturables par an, pas 220. C'est LE chiffre qui change tout.

Étape 3 : la formule

TJM = Chiffre d'affaires cible ÷ Nombre de jours facturables

Exemple chiffré (micro-entreprise) :

  • Objectif net : 45 000 €
    • charges + frais + impôt → CA cible ~70 000 €
  • Jours facturables réalistes : 150
  • TJM = 70 000 ÷ 150 = ~470 €/jour

Si tu avais calculé sur 220 jours, tu serais tombé à ~320 €/jour — soit 30 % de revenu net en moins pour le même travail. C'est exactement le piège.

Étape 4 : confronte au marché

Ton TJM calculé doit ensuite être confronté à la réalité du marché pour ton métier et ta séniorité. S'il est très en dessous des fourchettes observées, monte-le : tu laisses de l'argent sur la table. S'il est au-dessus, soit tu le justifies par une spécialisation rare, soit tu ajustes.

Repère utile : les missions en client direct paient en moyenne 20 à 30 % de plus que via une ESN, parce qu'il n'y a pas de marge d'intermédiaire. C'est souvent là que se trouve la différence entre un TJM correct et un excellent TJM — voir freelance vs ESN.

Les 5 erreurs à éviter

  1. Calculer sur 220 jours : tu ne factureras jamais autant. 150 est plus réaliste.
  2. Oublier les jours non facturés : la prospection et l'admin ne se paient pas toutes seules.
  3. Copier le TJM du voisin : son objectif de revenu, ses charges et sa séniorité ne sont pas les tiens.
  4. Baisser son TJM pour signer : préfère négocier le périmètre ou la durée plutôt que de casser ton taux.
  5. Ne jamais réévaluer : ton TJM doit monter avec ton expérience et tes références.

TJM affiché ≠ TJM facturé

Garde en tête que ton TJM cible est un point de départ de négociation. Sur une longue mission, un léger geste peut se justifier ; sur une mission courte ou urgente, tu peux au contraire être plus ferme. La clé : connaître ton plancher (le TJM en dessous duquel tu refuses) et ne jamais descendre dessous.

En résumé

Un bon TJM se calcule depuis ton objectif net, sur un nombre de jours facturables réaliste (130-170), puis se confronte au marché. Vise les missions en client direct pour maximiser ton taux, et réévalue régulièrement.

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